salut à tous !!!!
(désolé cam si je me suis trompé c'est juste qu'en matière de conneries je ne cesse de faire des progres, encore merci pour l'espagno en tt cas !!!)
voici donc les cours du 10 nov dernier que bien sur vous attendez tous (serieux??? non bien sûr!!!)
Voltaire choisit un genre particulier qui n’est pas tt à fait dialogue polémique, mais se tient dans un autre registre. La présentation des pensées de pascal se succède d’une manière pas si différente que les dialogues philosophiques de l’époque. On a une composition de type dialoguée, assez raide, assez artificielle qui vise à mettre les choses en conflit : c’est plus une dialectique qu’une dialogique.
Il ne s’agit pas pour nous de faire une lecture exhaustive de ces lettres, il faudrait rentrer dans le contexte polémique de l’époque. En revanche ns allons w sur la construction et mettre en évidence les traits.
(Poursuite du w de la semaine précédente)
2) Le sens
- Etre situé dans le monde : notre existence n’est pas ici notre être mais une situation à une certaine place qui est à la fois posée comme Voltaire comme distincte mais comparable à celles des animaux. La référence à l’animalité est constante dans ce txt.
- L’existence s’y trouve comme ayant des conditions : exister n’est possible que ss certaines conditions.
Nous existerions pas sans agir mais pour agir, donc exister c’est agir.
Comment Voltaire appuie-t-il le fait que le bonheur est possible sur Terre en construisant une autre conception ?
3) Comment passe-t-on de ce concept d’existence à l’idée d’un bonheur terrestre ?
Intérêt pour agir = intérêt moteur de sorte qu’agir ns est indispensable, cela nous est utile à nous même et > cela peut faire et doit faire notre bonheur. Ns faisons aussi le bonheur des autres car aux yeux de V, il n’y a pas d’incompatibilité entre les passions et le bonheur de chacun pris ensemble.
Pour le coup, cela est une idée neuve car au 19ème les passions sont dangereuses (car signe d’émergence de conflit entre les hommes). Ici ce qui est posé c’est que l’instinct secret… (Paragraphe 24) « Le premier principe et le fondement nécessaire de la société » (proche des idées de Adam Smith (la main invisible et sympathie naturelle) ou de Mandeville (le bonheur demande à être creuser car il ne va pas de soi)). Pour V, en cherchant à faire mon bonheur, je fais le bonheur des autres.
Paragraphe 26 : c’est l’intérêt qui produit le travail, la progression, des conditions matérielles de vie.
Paragraphe 11 : amour de soi est le fondement de tout commerce (échange de biens mais aussi plus large : l’échange et les relations d’échanges avec qq’un). Cette thèse sera repris par Helvétius dans l’ouvrage De l’esprit : les conduites humaines soumises aux lois de l’esprit.
Cet amour propre que nous portons à notre action, ce qui nous permet de remplir nos vies, cette action est liée à ce que V appelle l’essence de la nature humaine (paragraphe 3).
Comment la compatibilité est assuré entre la possibilité du bonheur sur terre et la religion : deux thèses. 1) L’amour propre est d’origine divine (évocation de l’instinct de conservation).
2) Idée formulée de manière variable dans la lettre 25 : « Dieu nous a donné la religion pour régler cet amour propre ». Il peut exister des modes de régulation de l’amour propre. D’une manière plus large, le discours de V peut se déployer entre les relations immanentes et les relations non immanentes
> Possibilité d’une relation immanente : avertissement d’avoir à respecter les autres (avertir c’est donner un signe de la présence de qqc, ici V nous dit que noter amour propre nous invite à avoir une idée d’ouverture sur les autres sans pour autant aller jusqu’à la sympathie naturelle de Smith).
> Régulation en plus : le droit (il dirige, il contrôle par l’intermédiaire des sanctions)
> Régulation en plus : la « religion » (V parle de perfectionnement, tout cela reste flottant, car l’essentiel est assuré par le droit, que Kant reprendra de manière plus intensive)
Le contexte d’écriture : V écrit en Fce, dans un contexte religieux particulier. La religion dt il parle est assez indéterminée, elle revoie à dux dimensions : l’amour des autres et la morale. Qu’entend-il par morale (paragraphe 42) ? « Ne faites pas à autrui, ce que vous ne voudriez pas ce que l’on vous fît ».Ce qui se profile c’est la condition de réciprocité. On l’appelle « règle d’or de la morale ». Il est dc impt de comprendre pour V qu’il ne conteste pas cette maxime de morale mais plutôt l’érige comme une règle de prudence. L’idée derrière cette morale : la part véritablement religieuse des choses c’est l’enseignement de la charité, de l’humanité et de la simplicité. Au fond, la morale et la religion n’ont pas besoin de métaphysique. Elle est dc une des sces de l’inspiration kantienne. V reprend à sa charge « qui veut faire lange, fait la bête ». Faire l’ange= vouloir détruire les passions, l’intérêt, l’amour propre. Faire la bête= exige en réalité d’en produire une autre ‘l’horreur de son propre être, la haine de son amour propre’. V insiste sur l’animalité car ici elle signifie la naturalité, le bien fondé moral de l’amour propre. Il n’y a pas que cela dans l’animalité de l’homme, il y a qqc qui rejoint le concept d’existence : il y a une manière de réifier l’homme « il est des hommes comme des animaux : tel chien qui couche et mange avec sa maîtresse, et celui qui tourne la broche » (ce dernier n’est pas de la fête, mais est content de ce qui lui fait plaisir immédiatement et seul il évalue ce plaisir). Il n’en demeure pas moins que cela a une csq qui n’est pas posée par V mais qui est susceptible de se manifester : si nous faisons un absolu de cette phrase en ramenant l’homme à un animal, et bien nous ne l’éduquons plus puisque l’enfant comme l’adulte éprouve son plaisir à sa mesure et est le seul à pouvoir en juger. Cela renvoie à l’impossibilité de penser à l’éducation d’un être, c’est précisément sur ce point que Kant va répondre en introduisant l’idée de discipline (on arrache l’enfant à son plaisir immédiat pur l’éduquer).
L’autre manière : « tel devient enragé, on le tue ». Ici, c’est la virgule qui nous intéresse car il n’est pas question de procès, on le tue et point barre ! La valeur d’un homme est uniquement tenue dans sa conduite. L’entreprise voltairienne semble correcte d’un point de vue de la cohérence conceptuelle, l’existence est ici considérer comme une réalité objective d’une res (une chose animale définit par l’action). Ceci est définit comme une occupation. Le problème c’est que chez V il y a un « impensé » de sa pensée…
C) Examen critique
1) L’argument selon lequel l’homme ne peut exister sans occupation
- Par exhaustion des possibles : Se contempler c’est contempler qqc de soi.
- Ce qqc, cela peut être ou bien corps et sens ou bien pensée.
- Or cela ne peut être corps et sens (à cela il y a une raison)
- Or cela ne peut être raison (à cela il y a une raison)
ccl : on ne peut pas se contempler.
Dans le détail : se contempler c’est contempler qqc de soi est déjà un pb du point de vue de la pensée. Il y a déjà qqc comme une réification : on fige le mouvement de la réflexion entre un moi sujet et un moi objet, on ne peut plus la comprendre et dc on ferme la réflexion.
Deuxièmement : corps et sens et pensée. Cette division va-t-elle de soi ? Faut-il être dualiste ? Pourquoi corps et sens ensemble ? Pensée est une seule et même chose ?
La raison pose un beau pb : je ne peux contempler ce que je n’utilise pas, car si je l’utilise elle est en mvt. La raison consiste à dire que l’objet de la contemplation doit être immuable et en tt cas, immobile et en repos. A quoi sert la logique ? Elle ne sert pas à inventer mais à analyser mais en analysant on se met dans les conditions optimales pour inventer…
Il faut exercer sa façon de penser : V nous dit qu’il ne pensera à rien ou il pensera à ses idées (il ne se contemple pas mais il contemple ses idées). Cela s’appelle en réalité « ne pas réfléchir ». si c’est penser à rien et bien cela selon V ce n’est pas possible ou ce n’est possible que si c’est ne pas penser (poème : La môme néant de Desnos (ortho ?)). Il y a un présupposé très fort et problématique qui n’est pas si loin de notre introduction : qu’est ce que Heidegger appelle l’angoisse si ce n’est un rapport avec le néant.
Ne penser à rien, ce n’est pas penser : est ce que cela signifie que toute conscience est conscience de qqc ? Si cela signifie que la pensée est visée, cela prendrai une autre signification et n’exclurai plus sa propre contemplation. Quel sens donne V à cela : il dit que la pensée est un contenant qui réclame un contenu. > La pensée = un estomac. Notre pensée se nourrit d’objets extérieurs, position sensualiste. Il y a ici une sorte de sophisme car il n’est pas question d’objets mais d’objets dont on postule qu’ils sont extérieurs. Ce n’est pas parce que les hommes existent, parce qu’ils ont leur condition d’être hors d’eux mêmes, ils existent, ils sortent d’eux-mêmes pour aller à la rencontre de leur propre condition. A peu de chose près, cela ressemble à l’anthropologie lockienne.
voila bonne lecture
sincères amitiés,
Pepino
Jeunesse, tu te ris du mode
pleurant aussi pour lui!